Month: juin 2015

First time

Humeur de Van – par Kiki B.

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Et si le voyage en Van n’était finalement qu’un retour a une réalité oubliée. Une réalité estompée par notre société moderne et ses murs d’écrans omnipotents, ses night-clubs bondés et tous ses plaisirs futiles nous éloignant de jouissances perdues comme regarder un ciel étoilé ou se laisser tomber dans une pleine nature. Et si finalement, le voyage en Van n’était qu’un retour a ces jouissances oubliées : pas seulement l’alpha ou l’oméga du voyage, mais bien l’alpha ET l’oméga ! Voyager en Van c’est revenir au plaisir simple et dépouillé de tout subterfuge bidon: tu tournes la clé et ça y est, tu voyages. Parce que finalement c’est ça le voyage en Van, on arrête de s’emmerder a prendre le bus pour aller a l’aéroport, faire un check in pour prendre un autre bus qui va t’amener dans l’avion, qui prendra à son tour route sur l’asphalte pour finalement t’envoyer en l’air. Le voyage en Van s’est court-circuiter cette débauche de transport pour revenir a Un, l’ultime, le vrai. Qui n’a jamais rêvé d’être un escargot, de pouvoir transporter sa maison. Mon véhicule est mon chez …

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Gold of Bengal

Nomade des Mers, ou l’aventure des low-tech

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Le projet Nomade des Mers tire ses racines dans le végétal. Des racines de végétal, jusque là tout va bien. 2009. Corentin de Chatelperron travaille au Bangladesh dans un chantier naval, et, comme tout bon ingénieur digne de ce nom, réfléchit. La fibre de verre, matériau “incontournable” de la construction de bateaux, ne nourrirait-elle pas les racines du mal? Corentin songe a remplacer ce composite importé, cher et polluant par de la fibre de jute. Le jute (Corchorus capsularis L.), denrée locale et abondante, possède en effet des caractéristiques techniques étonnantes. Sciences appliquées oblige, Corentin doit transposer ses réflexions théoriques à la pratique, et construit le premier bateau associant fibres de verre et de jute (60/40). Sciences appliquées? Il rejoint en solitaire la France depuis le Bangladesh sur ce petit voilier, lors d’une petite balade de 186 jours et 9 000 milles (16 700 km kilomètres). “L’aventure de Tara Tari” lui permet de gagner en crédibilité et notoriété pour fonder Gold of Bengal. De ce projet de R&D autour du jute nait en 2013 un second bateau 100% composé d’agrocomposite renforcé en fibres naturelles de jute. …

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bocaux

Le pourquoi du bocal

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Un voyage en van ça se prépare. C’est de la logistique. Comme un départ en bateau. Vous ne partiriez pas en mer sans vivres, et bien là c’est pareil vous ne partez pas sur la route sans avitaillement! Bon, ce constat fait… que charge-t-on? Alors on n’est pas sur un bateau de course, à couper les manches de nos brosses à dents pour s’alléger : on a de quoi charger du lourd! Et si on manque de place, on largue du lest (des fringues, on a toujours trop de fringues) : parce que  la boustifaille c’est vitale. Une question de survie. Si par exemple vous randonnez dans la belle mais humide campagne anglo-saxone , et que vous ne pouvez donc dignement pas vous tourner vers un restaurant local (sanglier bouilli oblige), alors votre salut tient de votre cuisine embarquée. Et si on ne parle pas Haute-Cuisine, ou Gastronomie, on cause “bonne bouffe” tout de même! Et, fourbu mais heureux, quoi de plus réjouissant qu’entendre mijoter un bon plat en sauce à l’heure de l’apéro, pendant que le soleil se couche derrière les montagnes (ou …

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L'usage du monde

L’usage du monde, Nicolas Bouvier

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L’Usage du monde est récit de la route, un récit de flâneries itinérantes en Fiat 500 Topolino, vécues au milieu du siècle dernier entre Yougoslavie et Afghanistan par l’auteur et son ami peintre Thierry Vernet . C’est également un récit de voyage initiatique, un récit de jeunesse – Nicolas Bouvier n’a que 25 ans – mais qui marie étonnamment envolées poétiques, réflexions intellectuelles et vie réelle “sur le dur”, à l’instar des plus grands récits du genre. “Être privé du nécessaire stimule, dans certaines limites, l’appétit de l’essentiel.” “La vertu d’un voyage, c’est de purger la vie avant de la garnir.” “Il faut vraiment qu’une civilisation campagnarde soit dans sa fleur pour qu’on vous y parle des femmes avec ce ton de mystère. Avec ses filles halées, son linge frais empesé, ses chevaux au pâturage et le voisinage des Tziganes pour servir de levain à cette pâte, Bogoiévo-des-Paysans avait bien de quoi être heureux.” “Le temps de quelques cigarettes, ils allaient faire gémir leurs cordes pour le simple plaisir de se mettre l’âme à l’envers.” “Ils écoutaient les …

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