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Feelings norvégiens

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#1 Lorsque nous arrivons à Preikestolen nous avons l’impression d’une torsion spatio-temporelle. C’est comme si nous avions plongé dans les photos que nous admirons depuis des mois. Ça y est, nous y sommes. A notre tour de nous imprégner et d’immortaliser ce moment.

© Bertrand Lanneau

© Bertrand Lanneau

#2 Un sentiment de liberté émane de la Norvège. La nature appartient à tous, nous pouvons donc camper où bon nous semble. Pas de barrières près des falaises mêmes aux endroits les plus touristiques. Pas de règles sur tout, nous pouvons allumer un feu de camp n’importe où n’importe quand, à nous d’assumer les risques. C’est comme si le pays responsabilisait ses habitants, permanents comme de passages. Tu dors ici mais tu respectes le lieu en ne laissant rien derrière toi à part tes empreintes ; tu admires la vue, tu peux même t’approcher du vide mais personne ne sera là pour te rattraper si le vent souffle un peu trop fort ; tu peux profiter de ton feu de camp mais tu protèges ton environnement. Bref moins de cadre, plus de liberté, plus de bon sens pour un meilleur “vivre ensemble”.

© Bertrand Lanneau

© Bertrand Lanneau

#3 Le soleil de minuit, dérèglement du quotidien. A première vue, cette lumière constante est un émerveillement. Les couchers de soleil sont infinis et l’astre rouge plane au dessus des flots sans jamais vraiment disparaître. Oui nous étions émerveillés. Puis nous avons réalisé que nous aimons le soleil plus que tout quand il disparaît aussi. Aucun sentiment n’égale celui de voir le soleil disparaître en sachant que demain il sera de retour. Ce sentiment nous manque. L’éclairage constant nous dérègle, nous avons du mal a trouver le sommeil et les matins sont difficiles. La nuit obscure et ses étoiles nous manquent beaucoup.

© Bertrand Lanneau

© Bertrand Lanneau

#4 Etat d’émerveillement, route côtière de Kystriksveien, à 1h de Bodo. Silence. Nous ne parlons pas. Seules résonnent les notes de Beirut et la voix caverneuse de son chanteur. Le soleil de 23h sur les montagnes, leurs reflets dans les eaux cristallines du fjord. La surface de l’eau est calme, à peine ridée par le mouvement de la barque de deux pêcheurs. C’est un tableau indescriptible. Sentiment de reconnaissance absolue. Je comprends et je connais la chance que nous avons d’être ici, maintenant, tous les deux. Moment de grâce. Larmes aux yeux. La chanson passe, la grâce avec mais son souvenir reste intact.

© Bertrand Lanneau

© Bertrand Lanneau

#5 Nous quittons la Norvège ravis. Plus de deux semaines à traverser ce pays incroyable. Les paysages et les expériences que nous y avons vécus sont uniques. Nous regrettons de ne pas avoir plus rencontré de norvégiens. Partout où nous allions, même dans les petites galeries ou les marchés nous avions à faire à des saisonniers internationaux. Et sur la route nous ne rencontrons que des touristes étrangers. Le norvégien se cache en été, il fuit le flot de touriste. Le norvégien est timide. Nous reviendrons l’apprivoiser en hiver, pour le voir évoluer dans son élément glacial.

© Bertrand Lanneau

© Bertrand Lanneau


[On the road, between the 59°05’39.9″N 11°15’07.4″E and the 71°10’15.5″N 25°47’00.7″E]

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3 Comments

  1. Lili says

    Magnifique ! Merci de partager tous ces sentiments intimes avec nous. J’adore.

  2. la lykorne says

    Je n’y suis encore jamais allée mais ce pays me fascine, ça a l’air magnifique !! Merci pour ce chouette reportage, et je comprends combien certaines destinations peuvent faire naître tant d’émotions ! Je l’ai ressenti en Islande, j’ai eu un gros coup de coeur sur place…
    Et pour la Norvège, je crois en effet que j’irai l’hiver (ouiiiiii, je veux voir encoooooore des aurores boréales 😀 :D) !!!!

  3. Douget Roger Pierrette says

    Vous en avez de la chance de trouver des endroits merveilleux pour passer vos nuits, ici on est entassés sur les parkings et on n’est pas en bord de mer.

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