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Rémi Berchet, concerto pour freerider

Rémi Berchet
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Loin d’ici il y a longtemps de cela, mon prof de musique au collège avait un catogan filasse (je n’ai rien contre les catogans), le teint cireux (ni contre les teints cireux, d’ailleurs) et une psychorigidité maladive concernant la mesure parfaite à la flûte à bec (là, par contre…). Mais c’était loin d’ici il y a longtemps de cela.

Bref, rien à voir avec ce que doivent percevoir les collégiens de Bourg Saint Maurice (Savoie) en voyant leur professeur de musique, Rémi Berchet, franchir le seuil de sa classe.

Rémi Berchet

© Clément Berchet

Car Rémi est un soliste montagnard, qui vit au plus proche des ses passions, entre ski alpin l’hiver et course à pied l’été. En août dernier Rémi était ainsi sur la ligne de départ de la splendide course TDS (Traces des Ducs de Savoie) qui s’étale sur 119 km de de sentiers de Grande Randonnée du pays du Mont Blanc. Il abattra ainsi cette année les 7 250m de dénivelé positif en 15h13’40, pour terminer au pied du podium !

Rémi Berchet

© Clément Berchet

Mais l’heure est déjà à la saison hivernale, histoire pour Rémi de se reposer la plante des pieds dans ses chaussures de ski, avant, c’est sur, de gravir les quelques centimètres de dénivelé positif… que représente le podium de sa course fétiche. Rendez-vous est pris pour août 2016 !

A suivre, vidéo, photos et interviews spéciales pour We-Van et Active Azur!

Interview post-course / TDS, Chamonix, août 2015.

Comment vous sentez vous ?
Fatigué, soulagé et content.

Comment s’est passée la course pour vous ? Etes-vous satisfait de votre performance ?
La course s’est très bien passée, j’avais prévu un temps de 15h20 au mieux, je mets 15h13. C’est donc positif ! Je suis à la fois content et déçu, car j’échoue à 13 minutes du podium. J’étais dans le coup jusqu’au km 90 où j’ai cassé un bâton ; il m’a manqué ensuite un peu de jus pour recoller aux futurs 3ème ex-aecquo.

Quels sont les moments forts de la course, selon vous ?
Le départ avec beaucoup de monde dans les rues de Courmayeur à 6h00 du matin. Le ravitaillement à Bourg Saint Maurice avec pas mal de monde que je connais (dont ma famille). L’arrivée à Chamonix, on a alors l’impression d’être un héros !

Avez-vous quelque chose de prévu ce soir ? Quel est votre péché mignon post-course ?
Me reposer, profiter et manger n’importe quoi ! On va déjà aller se faire un McDo avec mon frangin, boire une bonne bouteille de rouge (pour aider à dormir)!
En fait, faire tout ce que je me suis interdit ces dernières semaines ! J’adore quand la course est terminée !

Rémi Berchet

© Clément Berchet

Course en montagne : question de fond !

Faites-vous un autre sport ?
Oula oui ! Le sport c’est un peu toute ma vie. J’essaye de toucher un peu à tout, tant que ça se pratique en montagne ça me plait.
Parapente, escalade, vtt, vélo de route, ski… J’aime également beaucoup les sports collectifs comme le handball, le rugby…

Depuis combien de temps faites vous de la compétition ?
Mon 1er trail en competition a été le trail des crêtes à Bellevaux (Haute Savoie) en 2010. Un mauvais souvenir, avec des crampes, mal aux cuisses, aux genous…
Mais ça m’a quand même plu ! Puisque depuis 2010 je cours de plus en plus.

Quelle est votre distance de course préférée ?
Je dirais que j’ai un faible pour les distances moyennes à longues (50 km et plus). Mais j’ai pu cette année prendre le départ d’un 10 km (en montagne) et ça m’a plu ; même si l’effort est beaucoup plus violent, c’est complètement différent.

Votre lieu d’entrainement préféré?
Le massif du Beaufortain et de la Vanoise. Ce sont des terrains de jeu sans fin ; et surtout ils sont situés très proches de la maison.

Combien de kilomètres faites vous chaque semaine à l’entrainement?
C’est assez variable. Mais globalement à partir du mois d’avril (parce que l’hiver je ne cours quasiment pas) je fais environ 80 à 100 km par semaine. Des fois plus, des fois moins ! Après je préfère courir moins de kilomètres mais faire plus de dénivelé !

Qu’est ce qui vous pousse à vous entraîner toujours plus?
Le plaisir que je prends quand je me retrouve tout seul dans la montagne ! C’est vraiment  que du Bonheur. Je n’ai pas réellement de plan d’entraînement, donc j’y vais au feeling, même si je me force de temps en temps à aller faire des séances de plat (chose que je n’aime vraiment pas…).

Quelle est votre course préférée ?
Pour le paysage c’est certainement le Trail de Combe Bénite (Granier –Savoie) qui est juste à côté de chez moi. Sinon, la TDS (Traces des Ducs de Savoie) est également très belle, car sauvage. En fait j’aime bien quand on est loin de la civilisation !

Les évènements sur votre liste qu’il vous reste à faire ?
Il y a tellement de courses qui voient le jour chaque années… J’aimerais bien prendre le départ de courses mythiques comme l’UTMB, la diagonal des fous.
Mais je ne veux pas y aller en touriste ; le jour où je prendrais le depart c’est que je serai prêt, mentalement et physiquement. Je pense que je suis encore un peu juste et un peu “jeune” pour les formats “100 miles”.

Avez-vous des accessoires que vous utilisez pour vos entrainements ou vos courses ?
A part ma montre Polar (pour éviter de rentrer trop tard) et mon téléphone pour faire des photos, je n’ai rien de particulier sur moi.

Votre plus mauvaise habitude ?
De manger n’importe quoi après les courses. Je sais que ce n’est pas bien, je ne peux pas resister !

Votre idole lorsque vous étiez plus jeune ?
Je n’ai pas vraiment d’idole dans le monde de la course à pied. Quand j’étais plus jeune, j’ai été passionné de basketball et de ski freeride. J’ai donc forcément grandi avec des posters de Mickael Jordan, Magic Johnson… Puis ensuite ça a été Hugo Harisson pour le ski. En trail, il y en a beaucoup qui m’impressionnent  (Jornet, D’Haene, Thevenard…). Mais également tous ces anonymes qui mettent 2 fois plus de temps que les premiers pour terminer une course…
Eux ils sont vraiment forts mentalement ; je me dis souvent que je n’aurai pas le courage de passer autant de temps dehors dans la montagne !

Quels objectifs pourriez-vous partager avec nous ? Qu’avez-vous défini pour les prochaines années ?
Beaucoup j’espère ! J’aimerai bien me lancer dans une traversée d’un massif, dans un temps de reference sur une grande boucle autour de montagnes mythiques… Et sinon à partir du moment où il y a de l’aventure, un camper-van a sa place !

Rémi Berchet

© Clément Berchet

Rémi Berchet, pour Drive Your Adventure, 20 novembre 2015

Quelle aventure itinérante vis-tu en ce moment ?
En ce moment, il n’y en a malheureusement pas. Je suis itinérant entre mon domicile et le boulot !

Quel est ton moyen de transport pour la vivre?
Le vélo dans la mesure du possible !

Que t’apporte le voyage nomade?
De pouvoir s’installer où bon me semble ; être plus proche des “locaux” pour découvrir différents coins cachés. C’est un peu également la possibilité de partir au dernier moment et, parfois, pas très loin de la maison.

As-tu déjà voyagé en van aménagé?
Oui, j’en ai possédé un il y a quelques années que j’ai revendu à regrets ! We-Van m’offre la possibilité de pouvoir profiter à nouveau de tous les avantages du van aménagé, c’est vraiment parfait !

Quelle serait ta prochaine aventure en van?
Je rêve d’arpenter les petites routes de la côte Ouest de l’Irlande, à la recherche de paysages à couper le souffle et de vagues délaissées par la foule estivale! La Corse et le Monténégro sont aussi des destinations qui m’incitent à bichonner mon van aménagé!

Rémi Berchet

© Clément Berchet


 

 

 

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